Le mois de mai vient de s’achever avec une nouvelle édition de Mai à Vélo, l’opération nationale qui encourage chacun à remettre le vélo dans son quotidien. Au-delà de cet événement, une publication récente de la Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette (FUB) rappelle un message essentiel : la marche et le vélo ne sont pas seulement des moyens de transport, ce sont aussi de véritables outils de santé publique.
À une époque où la sédentarité progresse et où les maladies chroniques concernent une part croissante de la population, ces activités accessibles offrent une réponse concrète et efficace. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être sportif pour en ressentir les bénéfices !
Marcher et pédaler : une activité physique à portée de tous
Lorsque l’on parle d’activité physique, beaucoup imaginent immédiatement une séance de sport, une salle de fitness ou un entraînement structuré. Pourtant, l’activité physique englobe tous les mouvements du quotidien qui sollicitent notre corps.
La marche pour aller faire une course, rejoindre un rendez-vous ou promener son chien fait partie de cette activité physique. Idem pour les trajets réalisés à vélo pour se rendre au travail, à l’école ou chez des proches.
C’est ce que l’on appelle les mobilités actives : des déplacements qui permettent de bouger tout en accomplissant une tâche du quotidien. Leur principal avantage : elles s’intègrent naturellement dans nos habitudes, sans nécessiter d’organisation particulière ni de matériel complexe.
Le rapport de la FUB (à télécharger ici) souligne d’ailleurs que la moitié des trajets quotidiens réalisés en France font moins de cinq kilomètres, une distance souvent compatible avec la marche ou le vélo selon les situations.
Des bénéfices concrets pour la santé physique et mentale
Les effets de l’activité physique régulière sur la santé sont aujourd’hui largement démontrés. La marche et le vélo contribuent notamment à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de nombreuses autres pathologies chroniques.
L’un des enseignements intéressants du rapport de la FUB est que les bénéfices apparaissent dès des niveaux de pratique relativement modestes. Quelques déplacements actifs réalisés chaque semaine peuvent déjà participer à améliorer la condition physique et la santé cardiovasculaire.
Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas à la santé physique !
Marcher ou pédaler permet également de réduire le stress, d’améliorer le sommeil et de favoriser le bien-être psychologique. Dans un contexte où la santé mentale est devenue un enjeu majeur de santé publique, ces activités simples constituent un moyen accessible de prendre soin de soi au quotidien. Le rapport rappelle que près de sept personnes sur dix pratiquant une activité physique régulière déclarent ressentir des effets positifs sur leur bien-être mental.
Quand un déplacement du quotidien devient un geste de santé publique
Le message central du rapport est particulièrement intéressant : la santé ne dépend pas uniquement des soins médicaux ou des comportements individuels. Elle dépend aussi des environnements dans lesquels nous vivons. Autrement dit, il est plus facile d’être actif lorsque les conditions le permettent : des trottoirs adaptés, des itinéraires sécurisés, des pistes cyclables accessibles ou encore des services proches du domicile. C’est l’un des piliers de ce qu’on appelle le design actif.
Cette approche marque une évolution importante dans les politiques de santé. Plutôt que de demander uniquement aux individus de « bouger plus », il s’agit aussi de créer des environnements qui rendent le mouvement plus simple et plus naturel.
La marche et le vélo présentent ainsi de nombreux co-bénéfices. Ils favorisent l’activité physique, contribuent à réduire la pollution atmosphérique et sonore, renforcent l’autonomie de certaines populations et participent à améliorer la qualité de vie dans les territoires.
Pour les seniors notamment, pouvoir se déplacer de manière autonome représente un facteur important de qualité de vie. Pour les personnes vivant avec une maladie chronique, intégrer davantage de mouvement dans les déplacements quotidiens peut également constituer un complément précieux à une démarche Sport Santé plus globale.
En Bretagne aussi, chaque trajet compte
En Bretagne comme ailleurs, la promotion de la santé passe aussi par les gestes du quotidien.
Bien sûr, tout le monde ne peut pas remplacer systématiquement la voiture par la marche ou le vélo. Les distances, l’état de santé, les contraintes professionnelles ou familiales jouent un rôle important. L’enjeu n’est pas d’opposer les modes de déplacement mais de saisir, lorsque cela est possible, les occasions de remettre un peu plus de mouvement dans la journée.
Quelques minutes de marche supplémentaires, un trajet à vélo de temps en temps ou encore un déplacement combinant transports en commun et marche peuvent contribuer à rompre avec les longues périodes passées assis.
Dans une région où les initiatives Sport Santé se développent et où de nombreuses structures proposent des activités physiques adaptées, la marche et le vélo rappellent une idée essentielle : l’activité physique ne commence pas forcément dans une salle ou sur un terrain de sport. Elle peut simplement débuter au coin de la rue.
Après la dynamique de Mai à Vélo, ce rapport de la FUB nous invite finalement à regarder autrement nos déplacements quotidiens. Derrière chaque pas et chaque coup de pédale se cache peut-être l’un des leviers les plus accessibles pour préserver sa santé aujourd’hui et demain !
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