Evaluation des politiques de prévention en santé publique : rapport d’information

Si nous ne pouvons que vous recommander la lecture complète de ce rapport passionnant, nous vous proposons ci-dessous une synthèse des principales informations et préconisations du rapport.

Le rapport d’information sur l’évaluation des politiques de prévention en santé publique a été publié fin juillet 2021. Ce document de près de 200 pages dresse un état des lieux complet du sport santé en France, sous tous ces aspects. Après avoir rappelé les dangers de la sédentarité, les auteurs font le point sur les politiques de santé publique dédiée au sport santé (organisation, financement, objectifs et résultats), avant d’aborder la place de l’école dans le développement d’une bonne hygiène de vie. Enfin, le fonctionnement et les résultats de la prescription médicale d’activité physique sont abordés.

Si nous ne pouvons que vous recommander la lecture complète de ce rapport passionnant, nous vous proposons ci-dessous une synthèse des principales informations et préconisations du rapport.

Partie 1 : Les ravages de la sédentarité et les bienfaits de l’activité physique

Depuis 50 ans, les jeunes de 9  à 16 ans ont perdu 25% de leur capacité physique. Près de 50% des jeunes présentent un risque sanitaire important avec plus de 4h30 d’écran par jour et/ou moins de 20 minutes d’activité physique par jour, un phénomène qui s’est accentué avec la crise sanitaire. Environ 50% de la population adulte est en surpoids ou obèse (56% des hommes 44% des femmes).
Pourtant, 30 minutes d’activité physique modérée par jour réduit de 30% le risque d’accident cardiovasculaire.

Afin de mieux communiquer sur cette réalité, le rapport préconise de :

  • faire de l’activité physique et sportive une grande cause nationale dès 2022, dans le cadre des JO de Paris 2024.
  • faire de septembre le mois de l’activité physique
  • informer sur les structures permettant de pratiquer une activité physique encadrée
  • communiquer sur l’offre de soutien à la parentalité pour limiter l’addiction aux écrans des enfants
  • mettre en place des tests de capacité physique dans le cadre scolaire et dans l’entreprise

Partie 2 : La lutte contre la sédentarité et l’activité physique et sportive : une priorité qui peine à émerger

Le rapport met en avant les nombreuses initiatives qui témoignent d’une dynamique locale, avec plus de 100 réseaux sport-santé structurés. Néanmoins, la multiplication des plans où le sport santé peut être présent rend difficile l’élaboration d’objectifs clairs, chiffrés et mesurables, de même que l’analyse des financements dédiés.

Le rapport préconise donc de :

  • formuler dans un document unique les objectifs de santé publique
  • intégrer ces objectifs dans les plans à venir et les décliner dans des politiques sectorielles (éducation, travail, personnes âgées…)
  • renforcer l’interministérialité du pilotage
  • repenser la structuration territoriale sport-santé

Partie 3 : l’école, le fondement des apprentissages durables et de la prévention primaire

C’est bien évidemment dès l’enfance que de bonnes habitudes de vie peuvent être prises facilement et naturellement. Malheureusement, la situation actuelle montre que que élèves français ne sont pas assez actifs et que la pratique de l’EPS à l’école ne suffit pas à atteindre cet objectif. La rapport préconise de valoriser la pratique de l’EPS dans le cursus scolaire et universitaire, tout en développant les initiatives visant à bouger plus au quotidien (expérimentation des 30 minutes d’activité physique par jour) et en améliorant la formation des enseignants sur la problématique du sport – santé.

Partie 4 : l’activité physique comme outil thérapeutique, un dispositif efficace et porteur d’économies

Les premiers retours sur la prescription médicale d’activité physique pour les personnes en ALD (Affection Longue Durée) étant très positifs, le rapport préconise sont élargissement à une patientèle plus large, ainsi que la prise en charge par l’assurance maladie de la consultation médicale de bilan permettant la prescription d’APA.
Chez les seniors, la pratique d’une activité physique régulière montre également des bénéfices importants, à la fois en terme de santé mais également de finances publiques (le coût des chutes chez les personnes âgées a été évalué à la moitié du coût totale des soins des personnes âgées). Pour faciliter et dynamiser le recours à l’activité physique en prévention primaire dans cette population, le rapport préconise de soutenir le développement des maisons sport-santé pour en faire un guichet unique d’accueil, d’information et d’orientation de l’APA sur tout le territoire, mais également d’adapter la formation des médecins et professions para-médicales en y accordant une place plus large au sport santé.

Si vous êtes intéressé pour en savoir plus le rapport complet est disponible ici.

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